Parcours

Travaux d'arrosage (2015)

Le parcours de Lausanne a été ouvert en 1921. Il a ensuite connu certaines modifications, dont les plus récentes remontent à 1985 et 1996. Les tees et les greens avaient été équipés d’un système d’arrosage, une dizaine d’années avant les fairways. «Les installations devenaient vétustes», commente Laurent Liatard, le head greenkeeper. «Il faut savoir que la durée de vie du PVC, qui constituait l’intégralité des canalisations, est de 25 à 30 ans. Nous étions donc confrontés à de plus en plus de fuites et une réfection s’imposait».

Travaux rénovation Golf Club Lausanne
Travaux rénovation Golf Club Lausanne
Travaux rénovation Golf Club Lausanne
Travaux rénovation Golf Club Lausanne

Les travaux pour l’arrosage ont commencé mi-juillet 2015. Des diverses options possibles, le choix d’un engagement important sur une période assez courte a été fait par le comité : «Je félicite les membres du comité pour leur courage. Ainsi que les membres du club, qui se sont montrés très philosophes avec cette saison tronquée».

Laurent Liatard considère que ce fut le bon choix, notamment sur le plan de la qualité du travail : «Avec le temps exceptionnel que nous avons eu, les équipes ont, par exemple, pu réaliser des soudures de premier ordre. Ce qui est beaucoup plus compliqué en hiver. Les traces sur le parcours ont également été limitées. Au final et pendant toute la durée des travaux, nous avons pu offrir aux joueurs un terrain amputé d’un ou deux trous seulement. Et certains week-ends, l’intégralité des 18 trous était disponible».

Il faut dire que les entreprises mandatées et l’équipe du greenkeeper avaient «mis le paquet» ! Sirev, société française spécialisée dans les systèmes d’arrosage et Terrettaz, entreprise de parcs et jardins à Sion, n’en étaient en effet pas à leur coup d’essai. Ces deux partenaires ont déjà réalisé plusieurs projets, le plus connu en Suisse étant certainement celui du parcours de Crans-sur-Sierre. Pour Lausanne, ils avaient affecté 15 à 16 personnes minimum pendant toute la durée du chantier avec un parc matériel conséquent. En 3 mois et demi, ce qui est un temps record et qui a dépassé les espérances du club, cette équipe a ouvert et refermé plus de 6000 mètres de tranchées, installé 30 kilomètres de tuyaux en polyéthylène (plus résistant que le PVC), 25 kilomètres de câbles et 850 arroseurs (300 auparavant).

«Le vrai défi, ce fut de conserver l’arrosage existant pendant les travaux. Comme le réseau n’est pas le même, les équipes ont dû faire attention à ne pas endommager les anciennes canalisations ainsi que le système de drainage. Heureusement, nous avions opéré des relevés fin 2014, début 2015 pour gérer cela. Je veux tirer un coup de chapeau particulier à notre responsable de l’arrosage, David Hall, qui était omniprésent, souvent relayé par Antonio Bolivar, mon assistant, et à Frédéric Leresche, qui après avoir cartographié tous les arbres du golf, en a fait de même pour l’arrosage et le drainage. Je souhaite également remercier tout le reste de l’équipe pour son travail compétent et autonome».

La nouvelle technologie utilisée pour l’arrosage est plus pointue et surtout plus efficace que l’ancienne. A l’époque, les 300 arroseurs fonctionnaient simultanément. Désormais, les 850 arroseurs vont pouvoir fonctionner de manière individuelle. Les zones réalisées en sable, comme les greens, ont des besoins en eau différents des zones en terre et il sera désormais plus facile de travailler sur la qualité du parcours, tout en économisant l’eau. «La saison 2016 va être celle des réglages. Chacun des 850 arroseurs sera calibré. Cela nous permettra de réduire la durée d’arrosage en plein été et d’être plus performants en termes de débit. Avec ce système, l’irrigation sera plus performante, plus efficiente et ceci aura un impact direct sur l’esthétique du parcours en été».

 

Travaux rénovation Golf Club Lausanne
Travaux rénovation Golf Club Lausanne
Travaux rénovation Golf Club Lausanne
Travaux rénovation Golf Club Lausanne

Ces travaux s’intègrent dans une nouvelle philosophie du greenkeeping, qui considère que la couleur verte sur un parcours n’est pas une garantie de qualité. Et ceux qui ont suivi l’US Open 2015 à Chambers Bay ont compris qu’un golf à l’aspect très sec peut offrir d’excellentes conditions de jeu. «Nous n’irons pas jusque-là bien sûr. Mais les arroseurs installés dans certaines zones de rough ou du driving ne fonctionneront pas aussi longtemps que les arroseurs des fairways, par exemple. Cela nous évitera de perdre le gazon existant en cas de fortes chaleurs».

Très heureux de la collaboration avec les entreprises mentionnées plus haut, Laurent Liatard a également apprécié le travail et le soutien de la commission d’arrosage créée par le comité et composée de Ian Murray, Erich Hauenstein et Pierre Rindlisbacher : «C’était super d’être si bien épaulés. Et, l’expérience d’architecte d’Erich Hauenstein s’est révélée précieuse à de multiples occasions. Il faut aussi remercier l’entreprise française K’Consult, qui a élaboré le projet. Boucler tous les travaux en avance sur le planning est suffisamment rare pour être mentionné. Merci à tous».