L'écologie

les mammifères

Les richesses naturelles de notre terrain sont inépuisables. Voici quatre mammifères bien connus, mais dont bien des particularités, pourtant intéressantes, sont ignorées.

Bien connus ? C'est certainement le cas de l'Écureuil, du Renard et du Chevreuil, mais pas de l'Hermine aux apparitions furtives et pas toujours facilement identifiable. Et il y en a d'autres ; c'est à nous d'ouvrir les yeux.

Écureuil roux

 

Ce petit animal, fort sympathique, aime les grands arbres. C'est un grimpeur, son agilité est proverbiale et notre terrain lui fournit un cadre de vie idéal.

Ce mignon mangeur de noisettes n'hésite pas à se nourrir, à l'occasion, d'une nichée d'oisillons au nid. Bien sûr, l'essentiel de sa nourriture est constitué de graines, soit de faînes, de glands, de châtaignes que nos grands arbres lui fournissent en abondance. À l'occasion, il mange également des champignons, peut-être des fruits. En hiver, son pelage devient plus épais et sa couleur se modifie, passant du roux au brun foncé. Vivant dans les arbres, c'est logiquement dans les arbres qu'il trouvera ses prédateurs, d'abord la martre qui peut le poursuivre sans pitié, mais avons-nous des martres sur notre terrain ? La question est posée.

C'est évidemment dans les arbres qu'il bâtit son domicile, fait de petites branches et brindilles, garni de mousse et de feuilles sèches, il est placé à grande hauteur entre deux branches. Il s'installe à l'intérieur de cette grosse boule munie d'une,  voire de deux ouvertures. Il choisit parfois un nid de corneilles abandonné, qu'il aménage selon ses besoins spécifiques. En automne, il commence à faire les provisions pour l'hiver et, au printemps, la femelle met bas 3 à 6 petits.

Chevreuil

 

Au départ du 15, derrière les boules blanches, on perçoit comme un frémissement. Il se passe quelque chose. Un chevreuil apparait, toise les golfeurs surpris, et s'éloigne au petit trot, en direction des bois du Jorat. Apparition inattendue, poétique, harmonieuse comme une sonate.

Il revient de loin le chevreuil, comme le cerf et le bouquetin, il a failli disparaitre de nos contrées à la fin du dix-neuvième siècle. Une meilleure réglementation de la chasse a permis à l'espèce de reconstituer ses effectifs.

Il est très craintif, mais il supporte bien la proximité de l'homme si les espaces qui lui conviennent sont suffisants. Ce qui est le cas dans notre région. C'est un animal nocturne, il passe sa journée habituellement en forêt, tapis dans un fourré ou une jeune sapinière, ou encore au fond d'un buisson. Ce pourrait aussi être sur un terrain de golf, comme on l'a vu, mais c'est plutôt rare ! Le soir, il sort du bois et broute dans un pré. C'est là qu'il est facile à observer. Il se nourrit d'herbe, bien sûr, mais aussi de toute sorte de végétaux, feuilles, bourgeons, champignons. Il lui faut une nourriture variée.

Le chevreuil est monogame, le rut a lieu à la fin de l'été et la mise bas, un ou deux chevrillards, au printemps suivant.

Seul le mâle, appelé brocard, porte des bois. Ils poussent en hiver et tombent en automne. Il semble aléatoire de déterminer l'âge du brocard d'après ses cornes.

Hermine

 

Son corps est très allongé, cylindrique. Elle mesure 25 cm environ plus 10 cm pour la queue, noire à l'extrémité. Particularité spectaculaire, en été, son pelage est beige, avec un ventre claire, en hiver, l'hermine est devenue blanche sauf le bout de la queue qui reste noire.

Elle est d'une vivacité incroyable, elle s'arrête brusquement, se dresse sur ses pattes arrières, observe les alentours et continue sa course. C'est un prédateur. Elle chasse sans cesse, ses proies favorites sont les souris, les rats et les campagnols, mais elle peut capturer des animaux plus grands qu'elle, même le lièvre paraît-il.

L'hermine prend domicile dans une cavité quelconque. Un trou de taupes qu'elle agrandit, un pierrier, un vieux mur, un arbre creux ou sous une souche. Au printemps, la femelle met bas 5 ou 6 petits.

Renard

 

Le renard est un animal hors du commun, capable de s'adapter à toutes les situations, c'est un colonisateur hors pair. En toute logique, il est bien clair qu'il devait s'installer sur notre parcours. Le contraire eût été étonnant. On a déjà pu observer des renardeaux, on leur lance une balle, un jeune la prend dans sa gueule, disparait dans un fourré, et revient un instant plus tard sans la balle. Cela met en évidence son adaptabilité, à l'homme en particulier. Sa présence peut parfois inquiéter car il est vecteur de certaines maladies, en particulier de l'échinococcose ou maladie du Renard. Reste que c'est un superbe animal, le roux flamboyant de son pelage et sa queue touffue, nous ravissent à chaque apparition.

C'est un carnassier, mais il sait varier son menu selon les circonstances. Il ne dédaigne pas les fruits et trouve aussi son bonheur en fouillant dans les déchets ménagers. On l'a vu, près de l'étang du quinze avec un canard dans la gueule. Par contre, il n'inquiète pas les chats.

La renarde met bas au printemps 4 ou 6 petits, qui restent bien à l'abri dans le terrier. Ils commencent à sortir au bout de quatre semaines et restent tout l'été avec leurs parents. Les renardeaux se dispersent en automne.

 

Jean-Paul Humm, membre du GC Lausanne passionné d’ornithologie